Certiphyto 2014


 

Suite au retour par courrier, du senateur de l'Hérault Robert TROPEANO, sur le sujet du Certiphyto, datant du 20/03/2014, vous trouverez la réponse de Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, concernant les conséquences de l'exclusion des petits oléiculteurs du plan << Ecophyto 2018 >>.

Question N°10063 adressée à M. le ministre de l'agriculture :

"Ce plan, issu du Grenelle de l'environnement, impose, à  compter du 1er octobre 2014, un certificat relatif à l'application des produits phytosanitaires qui sera obligatoire pour tous les professionnels utilisateurs et cotisants solidaires. En conséquence, les petits oléiculteurs ne pourront plus utiliser que des produits dits de jardin, beaucoup plus chers et peu adaptés à la culture de l'olivier.

Le plan << Ecophyto 2018 >>, destiné à limiter les risques pour la santé publique et l'environnement, pourrait, dès lors, accentuer - et c'est son paradox - les menaces d'incendies dans les départements du Sud de la France : l'entretien, par les petits oléiculteurs, des oliveraies situées dans des zones considérées comme très sensibles est, en effet, reconnu comme un pare-feux très efficace contre la propagation des incendies. Considérant les risques d'incendies en période estivale, il lui demande d'autoriser les petits oléiculteurs possédant une quantité minimum d'arbres d'obtenir une dérogation permettant l'accés au Certyphito. Cette mesure préserverait, en outre, l'aménagement paysager du territoire et le maintien d'une culture et d'un savoir-faire ancestral."

 

Réponse de M. le ministre de l'agriculture :

"L'utilisation de produits phytopharmaceutiques de la gamme d'usages << professionnel >> est réservée aux utilisateurs justifiant de leur qualité de professionnels. Ces derniers devront, à partir du 1er octobre 2014, détenir un certificat individuel phytosanitaire, appelé communément Certiphyto. En effet, le Certiphyto a pour objectif de s'assurer de la maîtrise de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques afin de limiter les risques pour la santé publique et l'environnement, impliquant un niveau de formation approprié et la responsabilité de l'ensemble des acteurs : distributeurs, conseillers, applicateurs. Le Certiphyto est un des justificatifs permettant d'attester de la qualité d'utilisateur professionnel et deviendra, à terme, le seul justificatif permettant de se procurer des produits phytopharmaceutiques de la gamme d'usages << professionnel >>. D'ores et déjà, les distributeurs ne peuvent vendre à des utilisateurs non professionnels que des produits dont l'autorisation comporte la mention EAJ (emploi autorisé dans les jardins), tel que prévu par l'article R.254-20 du code rural et de la pêche maritime. Les oléiculteurs amateurs peuvent ainsi, soit faire appel aux services de prestataires agréés pour l'application de produits phytopharmaceutiques professionnels, soit recourir aux produits phytopharmaceutiques de la gamme d'usages << amateur >>, reconnus pour leurs performances en protection des végétaux, soit encore recourir à des méthodes alternatives aux produits phytopharmaceutiques. A l'heure de la professionnalisation, dans un objectif de réduction des risques pour la santé publique, il ne paraît pas opportun de permettre l'accès de produits phytopharmaceutiques dits << professionnels >> à des amateurs. Seule une évolution à la baisse des surfaces minimum d'installation (SMI), définies au niveau départemental par nature de culture, permettrait à ces petits oléiculteurs de bénéficier du statut de cotisant de solidarité et, par conséquent, de rentrer dans la catégorie des utilisateurs professionnels."

 


 

Je vous indique des liens pour plus de détailles sur la SMI (surface minimum d'installation) :

Chambre d'agriculture de l'Hérault

Source du tableau de dessous http://www.herault.gouv.fr/  (c'est l'arrêté N° 2008/01/2892 à télécharger en .pdf)

Surface minimum d'installation pour le département de l'Hérault


Parcours ..................................................................................................... 150 hectares
Vignes à vins doux naturels .......................................................................    5 hectares
Autres vignes (sauf pépinières) ..................................................................  8 hectares
Arbres fruitiers ............................................................................................    8 hectares
Cultures légumières de plein champs (1) ................................................... 8 hectares


Cultures maraîchères (2), florales et d’ornement, jeunes plants de légumes :

- pleine terre ...................................................................................     1 hectare
- sous grands abris froids ou hors gel ............................................. 0.66 hectare
- sous serres chauffées ..................................................................    0.2 hectare
Pépinières .................................................................................................
- viticoles ..............................................................................................1 hectare
- fruitières, d’agrément, forestiers .....................................................1 hectare

Productions diverses:
- oliviers ...............................................................................................12 hectares
- truffières cultivées ............................................................................ 20 hectares
- lavande, lavandin, plantes aromatiques et médicinales ...............10 hectares

Elevages :
- conchyliculture en étang ................................................................ 0,25 hectare
- conchyliculture en mer (filières) ..................................................... 500 mètres


(1) Une récolte par an (y compris les asperges)
(2) Plusieurs rotations de cultures, la même année, sur terrains aménagés

 


 

 

 

Conseil du mois

Après avoir récolté vos olives, pensez à bécher et à apporter à vos oliviers un bon amendement organique et le meilleur de tous : le fumier bien décomposé.  Travaillez  la couronne de l'arbre, sans vous approcher à plus de 1,20 m du tronc pour ne pas blesser vos racines et ouvrir la voie à la verticillose.  En retournant le sol, vous allez déterrer les pupes de mouches qui se sont enfoncées à 8 cm et les mettre à découvert : le froid les tuera.